jeudi 7 juillet 2011

Quelques vérités sur l’impôt en Europe

L’enquête « Taxation trends in the European Union », publiée par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, et la Direction générale Fiscalité et Union douanière de la Commission vient d’être rendu publique.
Cette publication présente un ensemble d’indicateurs fiscaux harmonisés et basés sur le système européen des comptes (SEC 95), permettant une comparaison fiable des systèmes fiscaux et des politiques fiscales entre les États membres de l’UE. En voici quelques éléments :

Le taux maximal d’imposition sur les revenus des personnes est le plus élevé en Suède, en Belgique et aux Pays-Bas
Le taux maximal d’imposition sur les revenus des personnes physiques a diminué en 2011 dans l’UE27, en grande partie en raison d’une baisse de 20 points de pourcentage du taux en Hongrie. En 2011, le taux maximal d’imposition sur les revenus des personnes physiques était le plus élevé en Suède (56,4%), en Belgique (53,7%), aux Pays-Bas (52,0%), au Danemark (51,5%) ainsi qu’en Autriche et au Royaume-Uni (50,0% chacun), et le plus bas en Bulgarie (10,0%), en République tchèque et en Lituanie (15,0% chacun), en Roumanie (16,0%) et en Slovaquie (19,0%).

Les taux d’imposition des sociétés ont poursuivi leur baisse en 2011 dans l’UE27. Les taux d’imposition légaux les plus élevés sur les revenus des sociétés ont été enregistrés en 2011 à Malte (35,0%), en France (34,4%) et en Belgique (34,0%), et les plus faibles en Bulgarie et à Chypre (10,0% chacun), ainsi qu’en Irlande (12,5%).

Le taux d’imposition implicite sur le travail est le plus élevé en Italie, celui sur la consommation et sur le capital est le plus élevé au Danemark

L’imposition du travail demeure la principale source de recettes fiscales dans l’UE27, représentant près de la moitié du total des recettes, suivie des taxes sur la consommation comptant pour environ un tiers des recettes et de l’imposition du capital pour un peu moins d’un cinquième.
Le taux moyen d’imposition implicite du travail, qui fournit une mesure globale de la charge fiscale moyenne pesant sur les revenus du travail, a baissé dans l’UE27. Le taux est passé de 33,8% de la base d’imposition potentielle en 2008 à 32,9% en 2009, poursuivant la baisse observée depuis 2000, où il se situait à 35,7%. Parmi les États membres, le taux d’imposition implicite du travail variait en 2009, de 20,2% à Malte, 23,1% au Portugal, 24,3% en Roumanie et 25,1% au Royaume-Uni, à 42,6% en Italie, 41,5% en Belgique, 41,1% en France et 41,0% en Hongrie.

Le taux moyen d’imposition implicite de la consommation dans l’UE27 qui avait augmenté entre 2001 et 2007, a ensuite diminué passant de 21,4% en 2008 à 20,9% en 2009. En 2009, les taux d’imposition implicites de la consommation ont été les plus bas en Espagne (12,3%), en Grèce (14,0%), au Portugal (16,2%) et en Italie
(16,3%), et les plus hauts au Danemark (31,5%), en Hongrie (28,2%), en Estonie et en Suède (27,6% chacun).

Dans l’UE27, pour les États membres dont les données sont disponibles, le taux moyen d’imposition implicite du capital était de 24,7% en 2009 contre 25,2% en 2008. Les taux d’imposition implicite du capital étaient les plus faibles en Lettonie (10,3%), en Lituanie (10,9%) et en Estonie (14,0%), et les plus élevés au Danemark (43,8%), en Italie (39,1%) et au Royaume-Uni (38,9%).

Source : Toulouse7

mercredi 6 juillet 2011

ThyssenKrupp équipera en ascenseurs le métro de Sofia


ThyssenKrupp a remporté un contrat pour fournir une cinquantaine d'équipements d'élévation à Sofia, sa plus importante commande de ce type jamais obtenue par son pôle ascenseurs en Bulgarie. Aucun montant financier n'est précisé.

Le groupe allemand va installer 19 ascenseurs et 31 escalators dans quatre nouvelles stations du métro de la capitale bulgare, stations qui seront situées dans le centre-ville.

Le programme d'extension du métro de Sofia doit arriver à son terme en 2015. Le réseau comptera alors 63 stations et devrait transporter plus de 1,2 million de passagers par jour.

Source : CercleFinance

mardi 5 juillet 2011

Nucléaire : 74M€ pour la Bulgarie

La Bulgarie va toucher 73,8 millions d'euros supplémentaires pour la fermeture sous la pression de Bruxelles de quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Kozlodoui, a annoncé le ministre de l'Economie et l'Energie, Traïtcho Traïkov. Près de 575 millions d'euros ont déjà été accordés par l'UE pour l'arrêt en 2003 et 2006 de quatre réacteurs de 440 MW chacun, du type VVER-230 sans cuve de confinement.
Sur cette somme, 312,7 millions d'euros ont été destinés au secteur de l'énergie nucléaire, le reste étant réservé à la modernisation de centrales thermiques et au développement du réseau de distribution d'énergie.

La nouvelle aide doit servir pour plus de 38 millions à la formation de 750 personnes qui travaillaient sur les réacteurs arrêtés, chargées désormais de leur mise hors exploitation définitive. 34 millions d'euros serviront à l'expansion du réseau de distribution de l'énergie et 1,8 million d'euros seront réservés à la modernisation du réseau de chauffage de Sofia, a précisé le ministre lors d'une cérémonie de signature d'accords avec le Fonds Kozlodoui géré par la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD). "Si certains voient cet argent comme un remboursement de la fermeture de nos réacteurs nucléaires, pour nous il s'agit de fonds pour la reconstruction, la réhabilitation et la modernisation du secteur de l'énergie bulgare", a déclaré M. Traïkov.

La fermeture des quatre réacteurs, dont les deux arrêtés en 2006 avaient subi d'importantes modernisations, a été critiquée en Bulgarie comme un sacrifice nécessaire à l'adhésion à l'UE en 2007. Ces anciens réacteurs produisaient l'énergie la moins chère des Balkans et garantissaient d'importantes exportations.
Sofia a par ailleurs demandé 450 millions d'euros supplémentaires dans le cadre du prochain budget de l'UE pour la période 2013-2020, a indiqué M. Traïkov.
La centrale de Kozlodoui fonctionne actuellement avec deux réacteurs plus modernes, de 1.000 MW chacun. Un projet de deuxième centrale nucléaire bulgare à Béléné (à l'est de Kozlodoui), qui doit être réalisé par la société russe Atomstroyexport avec comme sous-traitant la société française Areva, butte sur un différend bulgaro-russe sur son coût.

Source : Figaro

lundi 4 juillet 2011

Distribution : Pologne et Russie, les marchés prisés de l'Est

Le développement de la grande distribution dans les pays d'Europe centrale et de l'Est a démarré au début des années 1990, après la chute de l'URSS. A l'heure actuelle, si la plupart des grands groupes européens sont présents dans la zone, ils n'y accordent pas pour autant le même niveau de priorité.

Les pays d’Europe centrale et de l’Est présentent des profils assez disparates d’un point de vue économique, d’autant plus après le passage de la crise. A l’heure actuelle, les marchés les plus dynamiques restent la Pologne avec un budget solide et un réservoir de consommateurs intéressant, la Russie et l’Ukraine qui peuvent notamment compter sur leurs ressources naturelles en matières premières, selon des analystes. En revanche, des pays comme la Roumanie, la Slovénie, la Hongrie, la Bulgarie ou la République tchèque ont davantage souffert de la crise et les résultats des grands distributeurs internationaux ont été impactés. Avant la crise, l’économie slovaque était l’une des plus dynamiques en Europe, et elle devrait connaître une reprise plus nette que d’autres pays.

L’allemand Metro, le britannique Tesco, le hollandais Ahold font partie des groupes européens présents dans cette zone. Parmi les distributeurs français, les principaux acteurs dans ces pays sont Carrefour et Auchan, mais également Intermarché (Pologne, Roumanie) et Leclerc (Pologne, Slovénie) dans une moindre mesure. Toutefois, les marchés d’Europe de l’Est et d’Europe centrale ne correspondent pas au même niveau de priorité pour tous.

Pologne : chef de fil des pays d’Europe centrale

Carrefour détient 335 magasins en Pologne (dont 82 hypermarchés) et Auchan une quarantaine. En 2010, les ventes du groupe dirigé par Lars Olofsson dans la zone Europe/Marchés de croissance (hors Espagne, Italie, Belgique) correspondaient à près de 9% du chiffre d’affaires total. La Pologne compte pour un quart du chiffre d’affaires Europe/Marchés de croissance (plus de 2% du CA total). Le groupe a indiqué que la Pologne présentait des résultats «prometteurs» grâce à une meilleure maîtrise des coûts. Tesco est également bien placé, avec un chiffre d’affaires 2010 en Pologne (371 magasins) qui atteignait 3,2% du CA total, et près d’un quart du CA Europe (Hors Grande-Bretagne). Après une année 2009 difficile en Europe, le groupe allemand Metro a vu la croissance reprendre l’an passé en Europe de l’Est, où il réalise environ 25% de son chiffre d’affaires total.

Dans un marché qui reste fragmenté avec de nombreux commerces de proximité traditionnels, la Pologne constitue un marché «assez compétitif entre les grands concurrents européens et se porte plutôt bien», selon un spécialiste du secteur. A cela s’ajoute le succès grandissant des MDD (marques distributeurs) qui pousse les groupes à privilégier les magasins de proximité et de discount. L’un des mieux positionnés en Pologne est le portugais Jeronimo Martins, notamment grâce à son enseigne de Hard discount Biedronka.

Le marché polonais de la distribution a connu plusieurs recompositions de portefeuille. D’autres ont renoncé à ce marché, comme Casino qui avait cédé ses hypermarchés Géant à Real (Metro) et ses supermarchés Leader Price à Tesco en 2006. L’année précédente, le groupe hollandais Ahold avait vendu à Carrefour ses hypermarchés Hypernova polonais.

La Russie, marché complexe mais prometteur

En Europe de l’Est, la Russie apparaît comme l’autre marché au potentiel de croissance particulièrement attractif. Les acteurs internationaux de la distribution qui sont parvenus à réellement s’implanter sur le marché russe sont l’allemand Metro et le français Auchan. Depuis des années, le français a fait de la Russie l’un de ses chevaux de bataille (44 hypermarchés et 52 supermarchés). L’allemand dispose d’un réseau de 57 cash & carry (vente en gros) et de 16 supermarchés Real. Ces deux entreprises figurent parmi les cinq plus grands distributeurs alimentaires de Russie, aux côtés de trois opérateurs russes, dont le leader X5 Retail Group.

Fin 2009, Carrefour avait en revanche décidé de céder ses activités en Russie. De son côté, l’américain Wal-Mart, numéro un mondial de la distribution, a indiqué en décembre 2010 qu’il fermait son bureau de Moscou mais qu’il allait continuer de «rechercher des occasions pour percer ce marché». La Russie constitue un «bon marché pour ceux qui s’y sont installés suffisamment tôt», indique un analyste spécialisé dans le secteur. «Désormais, les acteurs qui voudront s’implanter ou revenir en Russie devront passer par le rachat de groupes russes», note le spécialiste.

Des actifs plus marginaux dans la région

Les grands distributeurs européens sont aussi présents dans de plus petits marchés de la zone, comme la Roumanie, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie. La plupart de ces pays ont dû mettre en place des plans de rigueur du fait des conséquences de la crise, et certains ont eu recours à des aides d’institutions comme le Fonds monétaire international ou l’Union européenne.

Avec une présence moindre, Carrefour détient 55 magasins en Roumanie (12% du CA Europe/Marchés de croissance et 1% du CA total), et 5 hypermarchés en Bulgarie, tandis qu’Auchan représente 12 magasins en Hongrie, 7 en Roumanie et 8 en Ukraine. Le second a pour avantage sur le premier d’avoir percé en Russie avec ses hypermarchés. En 2007, Carrefour a cédé ses actifs en République tchèque et en Slovaquie auprès de Tesco. En février 2010, le groupe de Lars Olofsson a conclu un accord avec son partenaire Marinopoulos pour créer une société commune dans les Balkans.

Source : Easybourse

dimanche 3 juillet 2011

Les coûts de la main d'œuvre augmentent de 2,6% dans la zone euro

Les coûts horaires de la main-d’œuvre dans la zone euro (Belgique, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Italie, Chypre, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande) ont augmenté à un rythme annuel de 2,6% au premier trimestre 2011, contre 1,5% au trimestre précédent. Dans l'Union européenne des 27, la hausse annuelle a été de 2,7% au premier trimestre 2011, contre 1,8% au trimestre précédent.

Les deux principales composantes des coûts de la main-d’œuvre sont les salaires et traitements ainsi que les coûts non salariaux. Dans la zone euro, les salaires et traitements horaires ont augmenté à un taux annuel de 2,3% au premier trimestre 2011 et les coûts non salariaux à un taux de 3,6%, contre respectivement 1,4% et 1,8% au quatrième trimestre 2010.

Dans l'U.E des 27, les salaires et traitements horaires ont progressé de 2,6% et les coûts non salariaux de 3,5% au premier trimestre 2011, contre respectivement 1,9% et 1,5% au quatrième trimestre 2010.

La ventilation par activité économique montre que, dans la zone euro, les coûts horaires de la main-d’œuvre ont progressé au premier trimestre 2011 à un taux annuel de 2,8% dans l'industrie et de 2,5% tant dans la construction que dans les services.
Dans l'U.E des 27, les coûts horaires de la main-d’œuvre ont augmenté de 3,1% dans l'industrie, de 2,3% dans la construction et de 2,6% dans les services.

Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles pour le premier trimestre 2011, les plus fortes hausses annuelles des coûts horaires de la main-d’œuvre ont été enregistrées en Bulgarie (+7,8%) et en Hongrie (+5,6%). Des baisses annuelles ont été observées en Grèce (-6,8%) et en Irlande (-2,2%).

Source : Eurostat