jeudi 20 octobre 2011

La note de la Slovénie dégradée

Moody's Investors Service a dégradé d'un cran, de Aa2 à Aa3, la note de la Slovénie et pourrait l'abaisser encore, quelques jours après le renversement du gouvernement à un moment délicat pour le pays sur le plan économique. L'agence, qui a maintenu la note de ce pays de la zone euro sous surveillance négative, invoque dans un communiqué « le risque grandissant que le gouvernement soit appelé à intervenir de nouveau pour soutenir le système bancaire du pays », fragilisé par la crise financière actuelle.

Source : AFP

mardi 18 octobre 2011

Pologne : le gaz de schiste exploité en 2014

Le premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé que l'exploitation commerciale des gisements de gaz de schiste commencerait en Pologne à partir de 2014. Il a indiqué avoir obtenu « des assurances que les forages et leur exploitation convenable ne créeront pas de danger pour l'environnement ». La Pologne rêve de devenir un nouvel eldorado énergétique grâce à de gigantesques gisements de gaz de schiste, évalués par les spécialistes à 5 300 milliards de mètres cubes, ce qui couvrirait ses besoins pour trois siècles.

Selon un sondage récent, près de trois quarts des Polonais sont favorables aux projets d'exploitation de gaz de schiste dont leur pays possède d'importantes réserves. Quand seulement 4% des Polonais y sont opposés et 23% n'ont pas d'opinion sur la question. Plus sérieux encore : 56% des sondés ne voient pas d'inconvénients à ce que l'extraction se fasse à proximité de leur habitation, tandis que 21% trouvent effrayante cette éventualité.

lundi 17 octobre 2011

La Bulgarie pourrait bénéficier de davantage de subventions européennes dans le secteur BTP...

Néanmoins le commissaire Rehn estime que si les pays qui sont actuellement sous la pression des marchés pour réduire leurs déficits doivent poursuivre leurs efforts, ceux qui connaissent des surplus doivent laisser fonctionner les stabilisateurs Depuis quatre ans le secteur du bâtiment est en récession après le boum des années 2007 et 2008. Les sociétés du secteur comptent surtout sur des commandes de l’État pour des travaux financés par l’Union européenne. Cette année les subventions européennes devraient atteindre 1,25 milliards d’euros, a annoncé le ministre des Fonds européens Tomislav Donchev lors d’une conférence sur l’avenir du bâtiment en Bulgarie. Ce qui cependant préoccupe les entrepreneurs c’est le fait que durant la période budgétaire suivante de l’Union européenne l’accent sera mis non pas sur les infrastructures mais sur l’écologie.

La Bulgarie pourra compter sur une augmentation de l’ordre de 15 à 20% des subventions européennes dans le secteur du bâtiment, a tout de même révélé pour Radio Bulgarie Internationale le ministre Donchev. Ceci sera possible grâce aux nouvelles clauses des accords de l’Union européenne avec les pays membres concernant le financement sur la période 2014-2020.

Une de ces nouvelles clauses concerne une mesure anticrise et très restrictive orientée contre les grands déficits publics dans des pays comme la Grèce, a expliqué le ministre Donchev. « Dans le cas où le déficit budgétaire dépasse les 3%, il est tout-à-fait possible de couper les financements européens en tant que mesure visant une meilleure discipline, précise Tomislav Donchev. Les nouvelles conditions de l’accord entre la Bulgarie et la Commission européenne concernent également la liste de réformes qui seront recommandées à la Bulgarie sur la période suivante. Si le pays fait des progrès à ce niveau, il aura le droit de demander des subventions supplémentaires ».

vendredi 14 octobre 2011

Air Liquide : Nouveaux investissements en Bulgarie

Depuis plusieurs années, l'économie bulgare affiche une croissance constante principalement soutenue par l'industrie. La métallurgie des métaux non ferreux est l'un des secteurs industriels enregistrant la plus forte croissance en Bulgarie et ce secteur contribue de façon significative au développement de l'économie du pays. Ce développement devrait se poursuivre dans les années à venir.

Dans ce contexte, Air Liquide vient de signer avec Aurubis un nouveau contrat d'une durée de 15 ans, selon lequel le Groupe fournira à Aurubis des quantités supplémentaires d'oxygène à partir de 2013. Air Liquide investira près de 10 millions d'euros pour développer ses activités à Pirdop, à 80 km à l'est de Sofia, et fournira 350 tonnes par jour d'oxygène gazeux qui s'ajouteront aux 800 tonnes par jour déjà produites par le Groupe pour Aurubis.

Aurubis est le premier producteur de cuivre en Europe et le leader mondial du recyclage de cuivre. Il produit environ 1 million de tonnes de cathodes en cuivre chaque année dont toute une gamme de produits dérivés du cuivre.

Ce contrat entre Air Liquide et Aurubis fait partie du nouveau programme d'investissement « Aurubis Bulgaria 2014 » lancé par Aurubis.

Nicolas Treand, Directeur Exécutif d'Aurubis Bulgarie, a déclaré : « Il s'agit de la première étape majeure de notre programme d'investissement « Aurubis Bulgaria 2014 » visant à mieux protéger l'environnement et accroître la productivité. Je suis très satisfait de la signature de ce contrat ».

Augustin de Roubin, membre du Comité Exécutif et Directeur Europe Sud et Orientale du groupe Air Liquide, a déclaré : « Nous sommes heureux de conclure un accord avec un acteur majeur du secteur du cuivre. Par ailleurs, Air Liquide est fier de répondre aux besoins croissants de ses clients et de les soutenir dans leur expansion géographique, en l'occurrence dans le Sud-Est de l'Europe. Les Economies en développement sont un des relais de croissance du Groupe. »

Air Liquide est présent en Bulgarie depuis 1999. Comptant environ 80 collaborateurs, Air Liquide Bulgarie a construit deux centres de conditionnement et deux sites de production, soit une capacité de production totale d'oxygène de 1 100 tonnes par jour.

mercredi 12 octobre 2011

Déficit : seuls 8 pays européens sous les 3 % du PIB en 2012

L'endettement public européen culminera à 83,3 % du PIB en 2012, a révélé hier la Commission européenne.

En dépit d'une deuxième année de reprise économique et malgré les mesures d'assainissement en cours, la Commission européenne estime que l'endettement public de l'Union européenne atteindra un point haut de 83,3 % en 2012, contre 59 % en 2007. Dans les 17 États de la zone euro, il culminera même à 88,7 %, contre 66,3 % cinq ans auparavant. Mais, si les États mettent en œuvre les différentes mesures d'assainissement budgétaire promises, la dette devrait se stabiliser à la fin de 2012, estime la Commission.

La Commission souligne à quel point cette envolée de 20 points de l'endettement se paie au prix fort : « En moyenne, les intérêts versés ont représenté 2,7 % du PIB en 2010 et, dans certains pays, le seul paiement des intérêts a représenté entre 70 % et 80 % de leur déficit budgétaire annuel. » Bruxelles insiste donc sur la nécessité de poursuivre une politique de désendettement. Interrogé hier sur la faisabilité d'un plan de relance pour l'emploi du type de celui que le président Obama a annoncé la semaine dernière aux États-Unis, la Commission européenne a répondu par un « non » très ferme. « Garantir la viabilité des finances publiques constitue une condition préalable à une croissance économique et à une création d'emplois », a déclaré dans un communiqué Olli Rehn, le commissaire en charge des Affaires économiques et financières, en défendant la stratégie de l'Union en faveur d' « un assainissement budgétaire progressif et différencié ».